| | Prochaines ventes aux enchères | |
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Monsieur de Marigny Vicomtesse,Vicomte

Age : 43 Inscrit le : 10 Sep 2007 Messages : 292 Localisation : Paris
| Sujet: Re: Prochaines ventes aux enchères Ven 4 Juil 2008 - 11:17 | |
| L'achat à prix d'or des dessins Lefuel dont certains se gargarisent a tout de même son douloureux revers de la médaille : n'oublions pas que nous avons loupé les feux du Grand cabinet de Mme Elisabeth à Versailles à pourtant 120 000 euros. Et on a d'un coup 230 000 euros pour des dessins que l'on ne verra presque jamais !!!!!
M. de M. _________________ "On sait, depuis longtemps, que de toutes les Cours de l'Europe, celle de France passe pour la plus brillante et la plus somptueuse". Mercure de France, février 1739. |
|  | | M. de Noisy Princesse , Prince Etranger

Age : 42 Inscrit le : 21 Fév 2006 Messages : 1666 Localisation : Royaume de France et de Navarre
| Sujet: Re: Prochaines ventes aux enchères Ven 4 Juil 2008 - 11:33 | |
| Ne désespérons pas, certes on peut le regretter mais les chenets ne sont pas perdus. Ils restent en France et leur retour a Versailles n'est pas exclu à terme. Quelques fois la patience et les bonnes relations entre Versailles et les collectionneurs à d'heureux effets. C'est un autre moyen d'enrichissement. _________________ "Sire, les moulins ont disparu mais le vent est resté" |
|  | | Monsieur de Marigny Vicomtesse,Vicomte

Age : 43 Inscrit le : 10 Sep 2007 Messages : 292 Localisation : Paris
| Sujet: Re: Prochaines ventes aux enchères Ven 4 Juil 2008 - 12:02 | |
| Oui, l'espoir fait vivre ! M. _________________ "On sait, depuis longtemps, que de toutes les Cours de l'Europe, celle de France passe pour la plus brillante et la plus somptueuse". Mercure de France, février 1739. |
|  | | M. de Noisy Princesse , Prince Etranger

Age : 42 Inscrit le : 21 Fév 2006 Messages : 1666 Localisation : Royaume de France et de Navarre
| Sujet: Re: Prochaines ventes aux enchères Ven 4 Juil 2008 - 12:19 | |
| Tout à fait d'accord avec vous,
La politique d'acquisition de Versailles n'est effectivement qu'un grand espoir sans cesse renouvelé au fur et à mesure des apparitions d'objets sur le marché de l'art !!!
Hélas souvent déçu !!! Console et aplliques de la méridienne, vases de porcelaine bleu de Marie Antoinette, fauteuil du Belvédère...
mais parfois largement récompensé, rien qu'à voir les acquisitions des dernières années.
Cordialement _________________ "Sire, les moulins ont disparu mais le vent est resté" |
|  | | Voyageur Marquise,Marquis

Inscrit le : 01 Juil 2006 Messages : 454 Localisation : Québec
| Sujet: Re: Prochaines ventes aux enchères Sam 5 Juil 2008 - 13:29 | |
| Chers Noisy et Marigny,
Il me semble tout à fait utopique que Versailles puisse acquérir tout ce qui est proposé aux enchères. En revanche, il faut bien dire que tout ce qui a été acquis par l'EPV depuis 50 ans -quantité et qualité- est MIRACULEUX. |
|  | | Lebrun Baronne,Baron

Age : 43 Inscrit le : 06 Déc 2007 Messages : 230 Localisation : Paris
| Sujet: Re: Prochaines ventes aux enchères Sam 5 Juil 2008 - 21:35 | |
| | Monsieur de Marigny a écrit: | Et on a d'un coup 230 000 euros pour des dessins que l'on ne verra presque jamais !!!!! M. de M. |
Nous avons tendance à oublier que Versailles n'est pas que l'ancienne demeure des Bourbons, c'est aussi au musée historique, ses champs de collection sont vastes. Et à propos d'oeuvres qu'on ne voit jamais, que dire des sculptures conservées dans le château, qui ne craignent pas la lumière, elles, qui sont pléthoriques (cf. le catalogue raisooné du musée) et auxquelles on n'a pratiquement pas accès ? |
|  | | Voyageur Marquise,Marquis

Inscrit le : 01 Juil 2006 Messages : 454 Localisation : Québec
| Sujet: Re: Prochaines ventes aux enchères Sam 5 Juil 2008 - 21:40 | |
| | On pourrait ajouter, si je ne m'abuse, les tissus anciens et les tapisseries. |
|  | | André Baronne,Baron

Age : 29 Inscrit le : 01 Sep 2006 Messages : 222 Localisation : Paris
| Sujet: Re: Prochaines ventes aux enchères Jeu 24 Juil 2008 - 15:57 | |
| | Pierre Bergé mettra en vente en février 2009 chez Christie's, la collection d'oeuvre qu'il a constitué en 40 ans avec Yves Saint Laurent. Y aura-t-il des objets qui intéresseront Versailles ? |
|  | | Lebrun Baronne,Baron

Age : 43 Inscrit le : 06 Déc 2007 Messages : 230 Localisation : Paris
| Sujet: Re: Prochaines ventes aux enchères Jeu 24 Juil 2008 - 18:03 | |
| Cela semble peu probable à ce que l'on connait de leur collection : le XVIIIème siècle y est très peu représenté à l'exception d'un Goya, de quelques sièges au petit point et de deux têtes d'animaux en bronze ramenées du sac du Palais d'été, évocation versaillaise des antipodes. En revanche, l'art moderne, l'art Déco et les objets précieux Haute-Epoque devraient faire des heureux, mais c'est un autre sujet. |
|  | | André Baronne,Baron

Age : 29 Inscrit le : 01 Sep 2006 Messages : 222 Localisation : Paris
| Sujet: Re: Prochaines ventes aux enchères Jeu 24 Juil 2008 - 22:16 | |
| Et le 17e s. ne concernerait-il pas Versailles ? Je crois qu'ils ont une magniature de Louis XIV par Petitot (attrib.) dans une magnifique monture couronnée de diamants. Mais ce serait plutôt il est vrai destiné à la galerie d'Apollon au Louvre. |
|  | | Voyageur Marquise,Marquis

Inscrit le : 01 Juil 2006 Messages : 454 Localisation : Québec
| Sujet: Re: Prochaines ventes aux enchères Jeu 24 Juil 2008 - 23:17 | |
| Pourquoi faut-il que cette pièce aille dans la galerie d'Apollon?
Sur ce sujet on peut lire le Figaro pour se faire une idée de la vente:
Bergé, Saint Laurent : la vente du siècle
Béatrice De Rochebouet 23/07/2008 | Mise à jour : 10:21 | . Quintessence du grand goût français, la collection de ces deux esprits visionnaires réunie dans leurs deux demeures parisiennes sera vendue à Paris en février 2009. Leurs destins se sont croisés il y a un demi-siècle. Ensemble, ils ont fondé la maison de couture qui a révolutionné notre époque. Ensemble, ils ont créé « LA » collection qui servira de référence aux générations futures. En réunissant leur talent, leur esprit visionnaire, leurs yeux de découvreurs hors pair, ils ont réussi l'osmose parfaite. La clef de toute grande collection. Elle sera vendue à Paris en février 2009 par Christie's en association avec la maison de ventes de Pierre Bergé. Quelle est la part de l'un, la part de l'autre ? Ils ne se sont jamais posé la question. Amassée depuis 1972 dans leurs deux demeures parisiennes celle de Pierre Bergé, rue Bonaparte, et celle d'Yves Saint Laurent, rue de Babylone cette collection est à l'image de chacun mais ne fait qu'un. Elle symbolise l'excellence du grand goût français, dans la veine de celui de Charles et Marie-Laure de Noailles, couple de mécènes intimes des artistes et des poètes que Pierre Bergé et Yves Saint Laurent ont bien connus, ou de celui des Rothschild qui ont su, comme eux, mélanger, avec magie, les styles, les époques et les continents.
Avec une même fièvre partagée, Yves Saint Laurent et Pierre Bergé ont aimé les bronzes de la Renaissance, les émaux de Limoges, l'art chinois, l'Art déco ou les tableaux de Matisse, Picasso, Mondrian comme ceux de Géricault ou de Goya. Ils se sont laissés guidés par leurs coups de foudre et leurs rencontres, nouant ainsi de vraies complicités avec des marchands. Leur seule devise fut l'exception.
Pierre Bergé n'a pas souhaité que sa maison réalise à elle seule cette vente qualifiée d'historique par le marché : « J'ai choisi Christie's pour mes affinités avec François de Ricqlès (vice-président de Christie's Paris, NDLR) et j'ai choisi Paris comme une évidence. Nous avons vécu à Paris et la collection s'est faite à Paris. »
« Je ne fais pas confiance à l'au-delà, renchérit Pierre Bergé, j'ai préféré tout organiser de mon vivant, ce que n'aurait peut-être pas fait Yves. Je ne pouvais réaliser cette vente qu'après sa mort. La page est tournée. » C'est à la Fondation qui porte leurs deux noms, rue Léonce-Reynaud, dans le XVIe arrondissement, qu'ira le produit de cette vente de légende, des centaines d'objets qui devraient rapporter plusieurs centaines de millions d'euros. Christie's entend garder le secret jusqu'à la fin de septembre, mais le marché parisien parle déjà de 300 à 500 M€, au bas mot.
Pendant près de 40 ans, Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, deux caractères différents mais complémentaires, ont tout acheté ensemble, avec humilité et passion. D'où un parfum intimiste et sensible dans cette collection qui n'a jamais cédé à l'ostentatoire, comme certains nouveaux collectionneurs en quête de reconnaissance sociale. D'où aussi de l'audace, comme en témoigne l'achat de la tenture de L'Adoration du préraphaélite anglais Burne Jones qui fascina Yves Saint Laurent.
« L'art était un besoin vital, comme l'eau pour survivre »
« Quand la confiance s'était installée, Pierre Bergé était prêt à tout découvrir. Pour Yves Saint Laurent, l'art était un besoin vital, indispensable à son inspiration, comme l'eau pour survivre. Il apaisait son caractère dépressif », raconte, ému et fier, Alexis Kugel, qui a tissé avec le duo « la plus profonde des complicités qu'un marchand puisse connaître ». Bergé et Saint Laurent étaient des clients fidèles de son père, Jacques, qui a transmis son goût pour les objets de haute curiosité à ses fils, Alexis et Nicolas.
« Nous étions tout jeunes. Ils ont cru en nous. On leur disait : “Il faut passer nous voir.” Et ils accouraient. Il y a peu de collectionneurs qui sont capables de cela », estime Alexis Kugel qui leur a vendu des pendules automates d'Augsburg, des nautiles gravés en argent et vermeil de l'Allemagne du XVIIe siècle, des ivoires tournés de la Renaissance, ou encore des émaux de Limoges pour doubler la collection d'Hubert de Givenchy achetée en bloc. Le plat ovale, Le Jugement de Moïse, est l'une des pièces maîtresses.
Chez l'un comme chez l'autre, il y a un amoncellement de merveilles, toutes bientôt dévoilées au public. Dans le salon de Pierre Bergé, amoureux des manuscrits de Breton, Flaubert ou Gide, trône un James Ensor, Le Désespoir de Pierrot, une grande toile claire et déconcertante, tandis que la chambre sert d'écrin à une incroyable collection de Memento mori en ivoire, à côté d'une Académie d'homme de Géricault et d'un dessin de Juan Gris .
Dans le salon d'Yves Saint Laurent, très haut de plafond, des fauteuils Art déco d'Armand-Albert Rateau voisinent avec une paire de vases en métal et laque de Jean Dunand, entrés dans la collection dans les années 1960, le fauteuil serpent d'Eileen Gray de 1922 et un tabouret curule de Pierre Legrain de style africain venant de l'ancienne collection du couturier Jacques Doucet.
Trois pièces aujourd'hui introuvables témoignant de leur amour pour l'Art déco, mises en valeur par le sobre décor de boiseries du salon, à la limite du minimalisme, conçu par Jean-Michel Frank. Au mur : un portrait de Goya, Don Luis Maria de Cistue, côtoie Le Revenant de Giorgio De Chirico, deux compositions cubistes de Fernand Léger, un Picasso de 1914, Nature morte au tabouret ou encore trois Mondrian.
La liste est longue, avec des provenances sublimes : des têtes de rat et de lapin de la Chine du XVIIIe siècle sorties de l'ancienne collection de Misia Sert ou des bijoux Renaissance qu'affectionnait Arturo Lopez-Willshaw. La collection fait l'éloge de toutes les époques jusqu'à Warhol, à l'exception du XVIIIe et de son mobilier qui, pourtant, a séduit nombre de grands amateurs de leur époque. C'est là son caractère unique à l'image de ce duo mythique.
À lire, le hors-série de Connaissance des arts, n° 634 de janvier 2006. |
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